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Dimanche, 05 Septembre 2010   
SUCCÈS D'UN PROJET PILOTE À VAL-D'OR PDF Imprimer Envoyer
Le projet pilote consistait à adapter la salle de conférences pour les réunions qui, depuis quelque temps, peuvent contenir jusqu’à une vingtaine d’employés.  Alors, vous pouvez constater qu’il n’était pas évident de se passer le micro de mon système MF à tour de rôle lorsqu’une personne voulait avoir la parole, puisqu’il y avait un délai lors des échanges et que certaines personnes avouaient s’empêcher de parler pour cette raison, et d’autres parce que cet appareil avait un côté intimidant.  Des démarches personnelles ont été entreprises, avec le support de notre employeur, afin d’améliorer ces aspects, mais aussi pour en faire profiter la clientèle qui utilise les services du CRLM et qui porte des appareils auditifs.
 
Un système de boucle magnétique avec un micro de conférence installé au plafond qui, lorsque la personne met ses appareils auditifs à la fonction « T », amplifie la voix à l’intérieur de ses appareils comme le principe de celui d’un casque d’écoute a été installé.
 
Le danger, c’est que l’on oublie plus facilement d’utiliser les stratégies de communication qui demeurent toujours très importantes.  C’est pourquoi j’en profite pour faire une sensibilisation en lien avec l’utilisation de la salle adaptée, puisque le mois de mai était le mois de l’ouïe.
 
*      Cerveau auditif :
        Il faut aviser la personne appareillée que le son qu’elle entendra sera différent, mais le cerveau auditif s’y habituera.
 
*      Diminuer le bruit :
        Le micro va chercher tous les bruits et toutes les voix, même les plus éloignés, alors il faut continuer à parler à tour de rôle et diminuer les risques de faire du bruit inutile (sacs de collations, crayons, papier, etc.). Par contre,  il faut continuer à maintenir un ton de voix normal (50dB).
 
*      Attirer l’attention de la personne avec surdité :
        Lorsque nous sommes nombreux autour d’une table de réunion, il est souvent difficile pour la personne ayant une surdité de détecter la provenance de la voix du prochain interlocuteur. Alors, pour lui éviter de manquer le début de l’information et se situer dans le sujet, il est important d’attirer son attention.
       
        Aussi, il est primordial de regarder la personne qui a une surdité afin qu’elle puisse lire sur vos lèvres (et d’être le plus discret possible si vous parlez en mâchant de la gomme).
 
*       La meilleure place :
        La disposition des chaises est importante avant de débuter la rencontre afin que la personne qui a une surdité puisse bien voir le visage de tout le monde et être assise face à l’animateur.
 
Pour les personnes qui n’ont pas d’appareils auditifs ou qui n’ont pas la fonction « T » de leur appareil, vous pouvez emprunter un pocket talker au service en déficience auditive.
 
Ce sont des stratégies de communication très de base, mais qui feront toute une différence lorsque chacun prend la responsabilité de les appliquer.  Sachez que dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, il y a 6 515 personnes de 15 ans et plus qui ont une déficience auditive, selon les dernières statistiques (2005) de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue.
 
Si vous avez besoin d’utiliser la salle de conférences pour la clientèle dans nos bureaux de Val-d’Or, venez nous solliciter pour mettre le système de boucle magnétique en fonction si besoin.
 
Julie Fleurent,
intervenante en déficience auditivie, secteur Val-d'Or
 
 
 
 
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